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 La cénérentola (Rossini, 1817)

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calbo
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MessageSujet: La cénérentola (Rossini, 1817)   Mar 22 Avr - 20:31

La Cenerentola est le dernier opéra comique composé par Gioacchino Rossini pour le public italien. Il s'agit d'un dramma giocoso en deux actes dont le livret est de Jacopo Ferretti, d’après le conte Cendrillon de Charles Perrault. Cet opéra a été créé le 25 janvier 1817 au Teatro Valle de Rome. Les éléments surnaturels apparaissant dans le conte ne figurent pas dans le livret de Ferretti. Quelques éléments ont également été modifiés. Par exemple, la pantoufle est remplacée par un bracelet afin d'éviter aux actrices de l'époque d'avoir à exhiber pieds et jambes aux yeux du public. La fée est quant à elle remplacée par Alidoro, philosophe et tuteur du Prince Don Ramiro dont Angelina (Cendrillon) est éprise. Enfin, l'acariâtre belle-mère est remplacée par Don Magnifico, père de Clorinda et Tisbe et beau-père d'Angelina. Ferretti a enfin voulu, comme il l'indique dans le sous-titre du livret, montrer que la bonté triomphe, puisqu'à la fin, Cendrillon, au moment de devenir reine, pardonne à son père et à ses deux sœurs de l'avoir traitée de façon si cruelle au fil des années. Ferretti a également introduit des éléments de comédie dans le livret : comique de situation, répliques, jeux entre personnages (Don Magnifico et le faux Prince lorsque ce dernier lui révèle la supercherie, jeu d'inversion des rôles de Prince et de valet... ). L'histoire est néanmoins proche de celle du conte dans son déroulement.

Argument

Acte I

L'histoire commence un matin en la demeure de Don Magnifico, qui n'est pas aussi riche qu'il le souhaiterait. Clorinda effectue quelques pas de danse tandis que Tisbe s'admire dans le miroir. Les deux sœurs sont en compétition quant à leur beauté et leur charme, mais de façon ridicule, aucune n'étant réellement attirante. Angelina, surnommée Cenerentola, est employée par Magnifico et ses filles comme souillon et vit un véritable enfer. Elle n'a de cesse de chanter une chanson populaire relatant l'histoire d'un roi cherchant une épouse pour son humanité et non pour son rang et sa beauté, s'attirant les remontrances de ses belles-sœurs.
Le Prince Don Ramiro doit trouver femme et Alidoro, son tuteur, l'aide à son insu. Il se fait passer pour un mendiant afin d'estimer l'accueil réservé par les prétendantes au trône. Il se présente chez Don Magnifico et se fait rejeter brutalement par ses filles. Seule Angelina lui apportera compassion et assistance, bravant la haine que cela génère chez Clorinda et Tisbe. Se présentent alors des gens de cour expliquant que Don Ramiro viendra en ces lieux inviter les filles de Don Magnifico à un grand bal destiné à lui permettre de choisir son épouse. Clorinda et Tisbe y voient leur avenir tandis qu'elles continuent de s'en prendre à Cenerentola. Remarquant le mendiant resté là, elles le chassent. Angelina lui dit regretter amèrement de ne pouvoir lui donner d'argent car il est pauvre et malheureux. Alidoro croit remarquer une personne digne du Prince, et lui répond laconiquement que demain, peut-être, il en sera autrement. Tout ceci réveille Don Magnifico, qui apparaît dans la pièce en habits de nuit. Il réprimande ses filles, leur expliquant qu'elles ont interrompu un rêve magnifique. Un singe ailé qui se mettait à voler. Il interprète ce rêve comme une prémonition de bonne fortune. Il est ainsi convaincu que ses filles vont faire mariage royal et qu'il sera grand-père de rois. Clorinda et Tisbe lui font alors part de la visite des gens de cour, du mariage du Prince et de l'invitation au bal. Don Magnifico ne se sent plus de joie et tous trois se préparent à l'arrivée du Prince.
Entre alors le valet du Prince. Il s'agit en réalité de Don Ramiro lui-même, mais déguisé en son valet. Alidoro lui a en effet confié que l'épouse qu'il recherche pourrait vivre ici. Il est seul dans la pièce lorsqu'entre Angelina. Chacun d'entre eux succombe instantanément au charme de l'autre, mais tâche de n'en rien montrer. Angelina en laisse tomber la vaisselle qu'elle a dans les mains. Mais le faux valet dit alors vouloir rencontrer les filles de Don Magnifico, et demande à Angelina qui elle est. Bouleversée, elle lui répond qu'elle n'est personne, qu'elle n'est qu'une servante. Pendant son récit le Prince en tombe irrésistiblement amoureux. C'est alors que l'on entend les belles-sœurs de Cenerentola lui donner durement des ordres. Elle quitte la pièce et le Prince remarque que même en haillons, il se dégage d'elle une réelle beauté. Dandini, le valet de Don Ramiro, entre alors en grande pompes. Il est déguisé de façon à se faire passer pour le Prince. Il aide ainsi ce dernier, à sa demande, à trouver l'épouse qu'il recherche. Dandini explique avoir rencontré bon nombre de prétendantes, mais ne pas avoir encore trouvé sa future épouse. Entrent Don Magnifico, Clorinda et Tisbe, agités par cette visite. Le faux Prince courtise les deux soeurs, si bien qu'elles et leur père sont certains de parvenir à le séduire. Dandini en fait un peu trop, si bien que le véritable Prince doit le tempérer discrètement. Ce faisant, Don Ramiro profite de son rôle d'imposture et cherche désespérément Angelina du regard, et celle-ci le remarque bien. Le faux Prince explique encore que selon le vœu de son père, il doit se marier ou bien perdre son héritage. Il fait alors accompagner les deux sœurs au bal. Seul Don Ramiro demeure, toujours déguisé en valet. Angelina supplie son beau-père d'aller à ce bal ne serait-ce qu'une heure, mais celui-ci refuse de façon dure et brutale, en présence de Don Ramiro et Dandini et en s'attirant, sans le savoir, tout leur mépris. Ils interviennent même afin d'éviter à Angelina d'être battue. Don Magnifico leur explique qu'elle n'est qu'une servante et une moins que rien. Don Ramiro est en rage et parvient difficilement à ne pas le montrer. L'ambiance est néanmoins très tendue. A ce moment, entre Alidoro, cette fois non déguisé en mendiant. Il demande à Don Magnifico de lui présenter sa troisième fille, la liste des demoiselles éligibles à la qualité de prétendantes au trône faisant mention du fait que Don Magnifico a trois filles et non deux. Don Magnifico répond que sa troisième fille est morte. Choquée, Angelina en sursaute. Don Magnifico lui dit en aparté de se taire, sans quoi lui saura la faire taire. Il feint alors la tristesse. Don Ramiro, Alidoro et Dandini acceptent cette explication avec une difficulté non exprimée et s'en vont au bal avec Don Magnifico, laissant Angelina seule. Peu après, Alidoro rend visite à Angelina, de nouveau grimé en mendiant. Il l'invite au bal, si bien qu'Angelina lui répond, humiliée, qu'elle l'a aidé tandis que lui se moque d'elle. Il lui révèle alors sa véritable identité et lui explique que tout a changé pour elle. Il l'invite à changer ses haillons pour une belle tenue, et lui donne enfin deux bracelets de cristal, symboles de sa bonté pure et véritable. Arrive le carrosse qui doit la conduire au bal.

Acte II

Au bal, Dandini et Don Ramiro échangent toujours leurs rôles. Le faux Prince est courtisé par Clorinda et Tisbe et son comportement suggère à chacune qu'elle a sa préférence. Don Magnifico est quant à lui proposé sommelier du Prince, à condition de pouvoir goûter trente vins de la cave tout en demeurant capable de tenir sur ses jambes. Il accepte l'épreuve et la commence sur le champ. Dandini s'isole un instant avec le Prince. Don Ramiro s'enquiert de l'opinion de son valet quant aux deux sœurs, et ce dernier lui fait part de son opinion très négative, les trouvant vaniteuses, de mauvaises manières et méchant état d'esprit. Mais Don Ramiro ignore toujours qu'Angelina est la fille adoptive de Don Magnifico, si bien qu'il ne comprend pas comment Alidoro a pu suggérer d'inviter ses filles au bal. Tous deux retournent avec les invités. Le faux Prince prend alors la décision suivante: ne pouvant les épouser toutes deux, il propose son valet (le réel Prince donc) en "second choix". Offensées par l'idée d'épouser un serviteur, Clorinda et Tisbe rejettent cette proposition, taxant le faux valet de très quelconque, de mal éduqué et de vulgaire, ce qui permet à Don Ramiro d'asseoir son opinion. Don Magnifico, quant à lui, est parvenu à goûter trente barriques tout en restant valide. Il est promu sommelier, et quelques minutes plus tard, s'isolant avec ses filles, s'imagine déjà se levant tard, son lit entouré de gens de cour faisant différentes requêtes. Ceci a pour effet de lui faire tourner la tête et de le faire affabuler. Entre Alidoro, qui annonce l'arrivée d'une invitée mystérieuse. Il s'agit d'Angelina, magnifiquement vêtue et voilée de façon à ne pas être reconnue. Clorinda et Tisbe sont percluses de jalousie tant l'arrivée d'Angelina fait sensation parmi les invités. Dès qu'elle parle, Don Ramiro est persuadé de connaître cette voix. Dandini lui retire alors son voile, et tous sont en état de choc. Les invités, Dandini, pour sa grâce. Don Ramiro également, mais aussi car il pense la reconnaître. Don Magnifico, ses filles, pour les mêmes raisons. Ces derniers essaient de se convaincre que ce n'est pas elle, qu'il ne s'agit que d'une ressemblance, que Cenerentola est gauche tandis que l'invitée est plus gracieuse. Et surtout, Clorinda comme Tisbe se disent que cette invitée est belle, mais pas autant qu'elles. Dandini invite alors tous les convives à prendre place au banquet qui commence et promet de choisir une épouse durant le bal après souper. L'ambiance du dîner est très tendue, sans que personne ne l'exprime à d'autre que soi-même. Don Ramiro est de plus en plus convaincu qu'il s'agit de Cenerentola et s'aperçoit après dîner que Dandini a succombé au charme de l'invitée. Angelina s'en aperçoit également, et déclare au faux Prince ne pas accepter l'idée d'être son épouse, car elle est déjà amoureuse de son valet. Don Ramiro entend cela car il écoutait discrètement. Il entre alors, toujours déguisé en valet, et demande à Angelina si rang et fortune ne l'intéressent donc pas. Angelina lui répond que seuls amour et bonté lui importent. Le Prince lui demande alors si elle sera sienne, et Angelina lui donne l'un de ses bracelets. Elle lui explique alors qu'il lui faudra la retrouver, et que si à cet instant il l'aime toujours, il l'aura gagnée. Alidoro est témoin de cette scène, et se réjouit que tout se déroule si parfaitement. Angelina quitte alors le bal. Don Ramiro ordonne qu'un carrosse se tienne prêt pour qu'il puisse commencer la recherche. Il explique alors la situation à Dandini et lui explique que le jeu de l'imposture se termine là et qu'il reprend son rôle de Prince. Dandini s'en plaint, expliquant qu'il repasse si rapidement de tout à rien. Mais il demeure fidèle à son Prince et accepte finalement la situation. Don Ramiro s'en va commencer ses recherches, dorénavant en habits princiers. Entre Don Magnifico. Dandini, toujours vêtu en Prince, lui explique avoir fait son choix mais ne pas encore le révéler. Don Magnifico le supplie, et Dandini se plaît à se jouer encore un peu de lui. Il finit néanmoins par révéler sa véritable identité de valet et dévoile, non sans plaisir, toute la supercherie. Don Magnifico, furieux, promet que Don Ramiro paiera pour s'être ainsi moqué de lui. Tard dans la nuit, chez Don Magnifico, Angelina est de nouveau vêtue de haillons. Elle rêve du valet du Prince et chante la chanson populaire qu'elle chantait au début du premier acte. Entrent Don Magnifico et ses filles, de retour du bal. La vue de Cenerentola les rend tous trois terriblement agressifs. Ils vont s'en prendre à elle lorsqu'un orage retentit. Le Baron envoie Angelina préparer le souper. Arrive alors un carrosse, puis entrent Dandini et le Prince, chacun vêtu en accord avec son véritable rôle. Don Magnifico envoie Cenerentola chercher une chaise pour le Prince. Cette dernière est stupéfaite de reconnaître son valet en Prince, tandis que lui reconnaît le bracelet à son poignet. Il lui déclare alors son amour, à l'affliction de Don Magnifico et de ses filles. Angelina veut embrasser les siens en signe de pardon, mais ils la repoussent âprement. Ceci, plus d'autres commentaires, irritent profondément le Prince qui menace de se mettre cette fois réellement en colère. Angelina lui demande de pardonner, ce qu'il fait. La dernière scène prend place au palais du Prince. Alidoro et les gens de cour célèbrent le triomphe de l'amour et de la vertu sur la pusillanimité. Don Magnifico demande enfin pardon, pour lui et pour ses filles, à Angelina. Celle-ci accepte avec sincérité. Les gens de cour chantent tous, tandis que le Prince et Angelina peuvent commencer leur vie commune.

source : wikipédia

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MessageSujet: Re: La cénérentola (Rossini, 1817)   Mar 22 Avr - 20:35

Les CDs








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MessageSujet: Re: La cénérentola (Rossini, 1817)   Mar 22 Avr - 20:37

Les DVDs








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MessageSujet: Re: La cénérentola (Rossini, 1817)   Mar 22 Avr - 20:38



Cécilia Bartoli est une très belle Angelina (cénérentola); la voix est sûre et les vocalises passent sans difficultés. Le jeu d'acteur reste cependant un peu en deça du niveau que l'on pourrait attendre de cette grande artiste. Cependant les progrès qu'elle a accompli entre l'enregistrement de Milan en 1993 sous la direction de Chailly et la production de Houston sont spectaculaires. Raul Gimenez qui remplace William Matteusi à Houston donne à voir et à entendre un beau Ramiro. Gimenez a sans doute possible la voix du rôle avec de très beaux aigus. Il est cependant inégal au niveau du jeu d'acteur même s'il prend un réel plaisir à se moquer de Don Magnifico et des demies soeurs de cendrillon. Alessandro Corbelli est inénarrable en Dandini. Déja très bon en 1993, il est excellent en 1996 et il s'éclate pendant toute la soirée tant dans la partie vocale que dans on jeu d'acteur. Idem pour Enzo Dara qui donne à Don Magnifico une envergure exceptionnelle; il vit son rôle à 100%. Laura Knoop et Jille Grove qui remplacent les deux chanteuses de Milan, ont la voix de leurs rôles respectifs (Clorinda et Tisbé) mais en font trop quant à leur jeu de scéne et sont en deça de leurs collègues. Elles tiennent cependant la route vocalement et rattrapent cette faiblesse. Michele Pertusi qui promène Alidoro depuis de nombreuses années a, lui aussi, fait des progrès spectaculaires entre l'enregistrement milanais et la production houstonienne. Son charisme compense les faiblesses qu'il peut avoir, à l'époque, comme acteur (cette remarque vaut aussi pour Cécilia Bartoli). Dans la fosse Christophe Eschenbach tient son orchestre d'une main sûre et donne un feu d'artifice musical. Les choeurs sont le gros point faible au niveau scènique : rien ne transparait et c'est d'une platitude telle qu'on a envie d'aller leur donner un coup de pied aux fesses pour les secouer un peu. Par contre vocalement, il n'y a rien à leur repprocher. La mise en scène, par ailleurs traditionnelle, mise plutôt sur l'accent comique de l'oeuvre et permet aux chanteurs de s'amuser un maximum.

En résumé, malgré quelques faiblesses au niveau scénique, c'est une production enlevée ou chacun, soutenu par un chef en grande forme, prend un vrai plaisir à chanter.

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MessageSujet: Re: La cénérentola (Rossini, 1817)   Mar 22 Avr - 20:50



Si le DVD de Houston permet à Pertusi de s'amuser au maximum, le CD lui est très moyen. Chailly qui est pourtant un chef sûr a commis des erreurs tant de casting que de direction. Bartoli éclatante dans le DVD apparait bien en deça de ses dons réèls il en est de même pour Pertusi généralement excellent dans ce rôle.Matteuzzi et les deux frangines sont bien ternes. Seuls Dara et Corbelli tirent leur épingle du jeu.

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MessageSujet: Re: La cénérentola (Rossini, 1817)   Ven 25 Avr - 17:17



Très jolie version présentée par le festival de Salzbourg en 1988 et enfin éditée en DVD.
Ann Murray est une belle Angélina, et en tout cas nettement plus convaincante dans le répertoire rossinien que dans Mozart. Elle donne à son personnage une large pallette de couleurs et de sentiments qui en font une des grandes cendrillons de sa génération. Francisco Araiza en Ramiro excelle dans un rôle bouffe à souhait et ne tremble pas face aux pics d'une partition terrible pour les ténors qui affrontent Don Ramiro. Gino Quilico est bouffon à souhait même s'il est loin d'égaler l'excellentissime Alessandro Corbelli dans ce même rôle. Quant à Walter Berry il n'a rien à envier à Enzo Dara même si l'on préférerait voir un peu plus de spontanéité. Wolfgang Schöne est certes un bel Alidoro mais trop guindé dans sa démarche et du coup la prestation vocale s'en trouve quelque peu ternie. Les deux frangines sont également excellentes : arrogantes et méchantes à souhait, rien à redire. Chailly à la tête de l'orchestre et des choeurs du festival de Slazbourg parachève cette très belle soirée, malgré quelques imperfections.

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